Mobilisation du 24 juin

jeudi 10 juin 2010, par CGTEMS


27 mai 2010 IMG/flv/27_mai_2010.flv

Défi relevé par les salariés le 27 mai dernier, pour l’emploi, les salaires, les retraites, le service public.
La mobilisation a rassemblé 1 million de personnes dans 176 manifestations. Aujourd’hui, ce n’est pas la résignation qui a dominé mais une forte combativité qui s’est manifestée dans les entreprises et les administrations, notamment par des milliers d’arrêt de travail.
Le gouvernement doit moins écouter le MEDEF et les actionnaires pour enfin entendre les salariés. Le patronat doit accepter l’ouverture des négociations sur les revendications des salariés, notamment en matière de salaires, d’emplois et de conditions de travail.

Ainsi vous êtes appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 24 juin, après une appréciation positive sur la dynamique de mobilisation qui a rassemblé les salariés du public et du privé, les retraités, les privés d’emploi, les jeunes alors que les annonces gouvernementales, notamment de reporter l’âge légal de départ en retraite.

Nous rappelons que :
• La remise en cause de l’âge légal à 60 ans est inacceptable et injuste ;
• La reconnaissance de la pénibilité est incontournable ;
• La question des nouvelles ressources reste pleine et entière ;
• La situation de l’emploi se dégrade, notamment pour les jeunes et les seniors.


D’ailleurs, l’âge légal à 60 ans est un acquis social pour 63% des Français, selon un sondage BVA publié par Les Echos et France Info.
Aussi d’après un sondage Ifop, 93% des personnes sondées se déclarent défavorables à une diminution du niveau des retraites, 67% se déclarent hostiles au recul de l’âge de la retraite au-delà de 60 ans, 74% sont largement opposées à une augmentation des cotisations sociales, 52% sont pas ou pas du tout favorables à « compléter le système de retraites par répartition au moyen de fonds de pension ».
C’est encore ce qui ressort du sondage Ipsos/Liaisons sociales paru la semaine passée, 64 % estiment ne pas faire confiance au gouvernement pour assurer l’avenir des retraites, 81%considèrent que « cela ne sert à rien de réformer les retraites si on ne règle pas le problème de l’emploi des seniors et de la pénibilité du travail ».

Ainsi la CGT a déposé 214 188 pétitions et signatures internet au ministère du Travail.


A l’issue de cette délégation, le secrétaire général de la CGT a indiqué : « Mon court entretien sur la réforme des retraites confirme que tout le monde va y perdre. [...] Le ministre confirme que l’on sera fondamentalement en désaccord sur le projet de texte qui nous sera destiné le 15 juin au soir". Bernard Thibault a notamment cité comme motifs de désaccord l’âge de départ en retraite et la durée de cotisation, et s’est montré critique sur le traitement individualisé de la prise en compte de la pénibilité.

Télécharger la pétition sur les retraites à faire signer d’urgence l’objectif étant d’1 million pour le 13 juillet. Nous comptons sur vous.


Malgré cela, le gouvernement a remis aux organisations syndicales un document d’orientation sur la réforme des retraites. Il confirme ainsi son choix pour des pistes qui donnent satisfaction au Medef et préparent des choix insupportables pour les salariés, les retraités, les jeunes actifs. Il affirme son intention d’allonger encore la durée des cotisations et de reculer l’âge légal du départ à la retraite.

Laurence PARISOT a donc tout lieu d’être satisfaite, mais pas tout à fait semble-t-il puisque la voilà maintenant qui sonne la charge pour hâter le pas. Elle souhaite que le gouvernement applique les nouvelles règles à un rythme soutenu. « Le gouvernement raisonne aujourd’hui sur la base d’un trimestre par an, mais pourquoi pas un semestre par an, si ça permettait un vrai retour à l’équilibre, il me semble que ça en vaudrait la peine », suggère t’elle.

On se souvient que le président SARKOZY avait promis qu’il ne toucherait pas à la retraite à 60 ans, comme le lui demandait Laurence PARISOT, au motif que les Français ne l’avaient pas élu pour cela. Aujourd’hui, le président foule au pied ses engagements et la patronne des patrons en redemande.

À nous de nous mobiliser pour obtenir le meilleur.
D’ici au 24 juin, il est possible de mobiliser plus largement.
Rien n’est joué contrairement à toutes celles et tous ceux qui affirment qu’il n’y aurait pas d’autres solutions.

Améliorer la retraite des femmes ne serait que justice !

C’est pourquoi nous vous invitons à lire le tract CGT, içi. D’autant, que des négociations s’ouvrent sur L’UES Econocom pour l’égalité professionnelle homme/femme.

Vous pouvez voir les nouveautés sur le site dédié aux questions des retraites, en cliquant ci-dessous.

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