Pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales !

mercredi 2 décembre 2015, par CGTEMS


Compteur de pages
mon compteur

« Casser du militant », briser des élans sociaux, créer des peurs, menacer les Bourses du travail… la répression syndicale reste un des moyens patronal pour freiner le développement du syndicalisme. Ainsi, certains militantes et militants de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquants. Ils sont trainés devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Leur carrière est souvent brisée, leur vie bouleversée, leur famille affectée…

Les affaires judiciaires de Roanne, des « 5 d’EDF-GDF », l’inspectrice du travail à Annecy poursuivie par Tefal, de la Bourse du travail du Blanc-Mesnil, de Chartres, du Havre, de Villefranche-sur-Saône, de la Caisse d’Epargne de l’Ile de France… sont autant de preuves d’une volonté patronale et d’une partie du pouvoir judiciaire, de criminaliser l’action syndicale dans un contexte d’action collective (grèves, manifestations…).

Les sanctions en droit pénal, qui pèsent contre les militants syndicaux, traités comme des « voyous » par le patronat et certains procureurs, sont inadmissibles et n’ont rien à voir avec la réalité du fait syndical !

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toutes la CGT ! La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre la discrimination.

Dans les différentes sociétés d’Econocom, ce n’est pas mal non plus, regardez ce qui se passe chez ESR, société achetée par Osiatis, un an avant le rachat de cette dernière par Econocom.


Tract CGT ESR du 27/11/2015

Dans la ligne de mire !


La Direction a passé un cap supplémentaire dans ses attaques contre les représentants du personnel en essayant d'évincer un élu.

Ce lundi 09 novembre 2015, s'est tenu un CE extraordinaire sur le projet de licenciement d'un salarié protégé qui se trouve être membre du CE, délégué de personnel, bien sûr de la fameuse agence Télécoms Paris de la BU ART et surtout estampillé CGT ESR ... 4 bonnes raisons pour la Direction de s'en débarrasser !
Lire la suite du tract sur le site CGT ESR


Situation syndicale de la CGT Osiatis

Chez Osiatis, tout n’est pas rose, pour preuve Osiatis France vient d’être condamnée (débat du 17 septembre 2015 à (Toulouse) pour entre autres harcèlement moral envers un représentant du personnel CGT, licencié pour inaptitude.
Depuis des années, Osiatis avait pour projet de procéder à des fusions–absorptions, Econocom est arrivé et Econocom l’a fait. Bien évidemment avec les conséquences sociales et syndicales que l’on connait chez Econocom pour y être passé à plusieurs reprises.
C’est pourquoi la CGT Osiatis Systems avait organisé une grève massivement soutenue le 06 juillet dernier. Toutefois, la CGT reste le premier syndicat dans ce nouvel ensemble Osiatis France-Osiatis Systems.


Situation syndicale de la CGT Econocom

Chez Econocom la situation est tout aussi compliquée que chez nos camarades d’ESR et Osiatis.
Pour preuve lors des élections de mai 2014, différentes personnes pourtant identifiées comme des élus CGT ont curieusement, et sans préavis, préféré rejoindre un autre syndicat, alors que cet état de fait c’est produit sur plusieurs entités.

Remarquons aussi, que d’autres personnes sans étiquettes ont également rejoints ce même syndicat. Situation pour le moins étrange dans la mesure où on se remémore les propos de certains vis-à-vis des syndicats.
Ceci cumulé avec une campagne CGT qui n’a pas bénéficié des moyens matériels et financiers dont on pu profiter d’autres candidats.
N’oublions pas le choix des assesseurs qui a été fait par la Direction sans aucune clarté.

Conséquence de quoi, la CGT d’Econocom Services à quatre voix près n’a pas atteint la barre fatidique des 10%, qui nous aurait permis d’être à la table des négociations et d’agir dans le sens des salarié-e-s comme nous l’avons toujours fait.

Depuis une obscurité s’est installée car vous comme nous ne sommes informés de rien, mais la Direction avance bien dans ses projets.
Des accords ont bien été signés par des syndicats avec la Direction et là encore, bizarrement sans aucune publicité.
Pourquoi ? Certainement lié au fait que plus en faveur du patron et de ses actionnaires que du personnel.

Ensuite il y a eu les élections chez Econocom SAS, vous savez la holding du groupe Econocom.
La CGT n’a pu y présenter des candidats, car encore une fois la CGT dérange, effectivement la haute Direction a enfin réussi à externaliser, à l'étranger, l’Informatique Interne.
Rappelons que la CGT fête en 2015 ces 120 ans d’existence.

Une mobilisation de tous les syndicats avait permis de faire capoter ce projet plusieurs années auparavent.
Aujourd’hui sans la CGT le « combat » a consisté à négocier de simples et misérables ruptures conventionnelles, alors qu’il y avait lieu de mener la lutte au mieux pour le maintien dans l’emploi et au pire pour des licenciements économiques.
Nous n’avons toujours aucune explication de la Direction justifiant de faire faire part d’autres ce que nous vendons et faisons chez nos clients.

A l’instar des élus et mandatés CGT d’ESR et Osiatis, chez Econocom Services des camarades CGT sont également dans la ligne de mire de la Direction.

Souvenez comment les élus du CE d’alors ont voté pour le départ du Délégué Syndical CGT à l’unanimité et comment à l’encontre de toutes règles et avec la plus grande joie le CE a diffusé l’information avec la bénédiction de la Direction, puisqu’elle est resté sans réaction vis çà vis des fautifs.
A contrario, ils se sont bien gardés de vous faire part des attaques de la Direction envers les mandatés CGT :
Contestation au Tribunal d’Instance de Puteaux, puis en Cours de Cassation et renvoi au Tribunal d’Instance de Vanves ;
Contestation du refus de l’Inspection du Travail du départ par rupture conventionnelle auprès du Ministère du Travail, suivi auprès du Tribunal Administratif pour « excès de pouvoir » ;
D’arrêts maladies liés directement aux conditions de travail plus que dégradées, en raison de l’appartenance syndicale CGT

L’envers du décor est tout aussi affligeant :
Un service constitué à 100% d’élus CE et DP ;
Des élus sous la responsabilité directe de la Direction des Ressources Humaines ;
Des élus avec des promotions dont passage au statut Cadre ;
Des élus ayant pour fonction dans l’entreprise un rôle en lien avec leurs missions dans une des Instances Représentatives du Personnel ;
Des élus servant de secrétariat à la Direction comme pour le compte rendu aux réponses des Délégués du Personnel ;
Un ancien élu, membre d’un syndicat, salarié du CE, qui se candidate sur une liste ! Où est la neutralité ? ;
Des élus qui font une interruption de séance pour manifester leurs mécontentements envers la politique « flotte des véhicules » alors qu’ils agissent comme une chambre d’enregistrement lors de suppressions de centaines d’emplois …

Nous vous avions alerté, au moment des élections, sur le risque de voté pour un candidat, sous le seul prétexte « qu’on le connait », car c’est oublié que l’on vote aussi pour un syndicat. Syndicats qui au niveau de la branche ou au niveau national signent des accords avec le patronat, comme la dernière en date, l’augmentation de la durée de travail pour pouvoir prétendre à la retraite complémentaire à taux plein.

Alors en qui croire ?
En ceux qui expriment leurs indépendances vis-à-vis des Dirigeants ?
Ou alors en ceux qui aiment à se retrouver autour d’une table pour aider au départ des femmes et hommes qui ne rentrent plus dans les projets de l'entreprise, par une simple rupture conventionnelle présentée comme, soit-disant, la meilleure des solutions pour le salarié-e.
Il vrai que le service DRH aime à rappeler que eux aussi se battent pour les salarié-e-s. Plus d’un appréciera cette déclaration !

La vérité ! Chacune et chacun se fera son avis, mais la réalité des chiffres est clairvoyante plus de 70% des personnes qui quittent une société par rupture conventionnelle, ne retrouvent pas de poste et restent au chômage.


CGT Air France

Ce mercredi 02 décembre 2015, nos collègues abusivement poursuivis en Justice comparaîtront devant le Tribunal de Bobigny suite à la mobilisation au CCE du 05 Octobre.
Ces salariés d’Air France sont les victimes de la politique antisociale de nos dirigeants qui se servent de cet évènement pour criminaliser toute contestation dans l’entreprise.
La CGT appelle l’ensemble des salariés à une mobilisation générale le 02 décembre 2015 à 12H00 devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny au 173 avenue Paul Vaillant Couturier.
POUR L’OUVERTURE D’UN REEL DIALOGUE SOCIAL, SEREIN ET TRANSPARENT !
POUR UN DEVELOPPEMENT AMBITIEUX DE L’ACTIVITE D’Air France !





Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé |  CGTEMS © 2007 - Tous droits réservés |   Réalise par