1er mai 2015

Ensemble, luttons contre la braderie de nos droits

jeudi 30 avril 2015, par CGTEMS




Après la journée retentissante du 09 avril, la journée de solidarité internationale des travailleurs du 1er mai aura cette année une résonance particulière en Europe. A l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), partout sur le continent, les travailleurs iront manifester pour faire face aux politiques d’austérités et leurs dégâts sociaux et économiques. Grèce, Espagne, Portugal, Irlande… Chaque jour la résistance est plus forte et l’exigence des peuples européens pour qu’une politique au service du progrès social s’affirme. C’est une Europe unie qui sera dans la rue.
Marchons ensemble, le 1er Mai pour porter la solidarité internationale et l’exigence d’un futur meilleur pour les générations à venir.

En France, plus de 200 manifestations sont attendues à l’appel de la CGT, Solidaires, FSU et UNSA. L’enjeu de la journée du 1er mai est d’envoyer aux jeunes et aux privés d’emploi, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui subissent précarité et chômage, un message d’espoir et de détermination. La nécessité d’une autre répartition des richesses résonnera dans notre pays mais aussi dans les rues de centaines de villes européennes.
Augmenter les salaires et les pensions, égalité salariale, plus de droits pour les salariés, telles sont les propositions et revendications de la CGT pour sortir de la crise et revaloriser le travail.

Elles sont les conditions du financement de la protection sociale pour garantir les droits à la santé et à la retraite.br> Chez Econocom les conditions ci-dessus sont d’autant plus vrai, que vous subissez chaque jour les implications du fameux « PNL », sauce Econocom.

Cette journée sera aussi l’occasion de fêter comme il se doit les 120 ans de la CGT. Plusieurs initiatives sont d’ores et déjà prévues en région.


Unitaire, Solidaire, revendicatif !

Gouvernement et patronat doivent entendre le message et les exigences sociales exprimées.
Dans les entreprises et territoires, les différents conflits qui se sont déroulés ces dernières semaines ont tous le même objectif : mettre les revendications des salariés sur la table des négociations sur les lieux de travail.
Les différentes lois « Sécurisation de l’emploi » ou « Macron », les cadeaux faits au patronat à travers le pacte de responsabilité et le CICE constituent un ensemble de dispositions qui creusent les inégalités et fragilisent la situation des salariés, tandis qu’elles sécurisent les profits des actionnaires !

Le 1er mai tous ensemble pour la satisfaction des revendications :
L’augmentation des salaires, l’ouverture de négociations, la hausse des minima sociaux, la revalorisation des pensions pour les retraités ;
L’égalité des salaires entre les femmes et les hommes, alors que l’écart se situe aujourd’hui à 27 % et 40 % à la retraite ;
Une réduction du temps de travail avec des embauches correspondantes ;
Des créations d’emplois pour combattre le chômage et améliorer les conditions de travail ;
Le développement des prestations sociales (santé, retraites, indemnisation du chômage, …).


De l’argent il y en a pour financer des mesures économiques efficaces, utiles pour relancer l’économie :
Les entreprises du CAC 40 ont réalisé +30 % de profits en 2014 soit 60 milliards d’euros.
Un salarié travaille aujourd’hui plus de six semaines pour rémunérer les actionnaires, contre deux semaines, il y a trente ans !

Et vous ! Votre situation peut elle en dire autant ?

C’est le coût du capital qui est le véritable problème !
S’y attaquer, c’est trouver des solutions à la crise.



Les peuples européens ensemble pour rompre avec l’austérité et changer de cap !

La stratégie déployée aujourd’hui pour forcer les peuples à adhérer au modèle d’une Europe libérale c’est de nous laisser croire qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité. Les peuples n’ont pas à se plier à cette logique du bras de fer où ce qui reste d’une « politique sociale » est soumis aux ordres des ministres des finances.



Laissez-nous bien travailler !
Cadre et ETAM même combat !

Nous sommes chaque jour pressurisés par des objectifs de court terme, souvent à l’opposé de notre éthique professionnelle. La CGT propose un autre mode de management, basé sur des dynamiques collectives de long terme, reconnaissant le rôle contributif des salariés afin de bien exercer notre métier.

Les 200 milliards d’aides publiques accordées chaque année en France aux entreprises doivent être conditionnées à des objectifs d’emploi, de salaires et d’investissements, pour développer notre outil productif.



Une nouvelle directive européenne sur le temps de travail est en préparation. A l’heure où la précarité et le chômage explosent en Europe, l’urgence est à la réduction du temps de travail.
Or, en France le temps de travail ne cesse d’augmenter, notamment à cause du forfait jours, et des temps de connexion hors travail. L’UGICT-CGT propose d’instaurer un droit à la déconnexion effectif et de réduire le temps de travail, car réduire le temps de travail c’est mieux travailler, créer des emplois, et permettre à toutes et tous de pouvoir mener de front carrière professionnelle et vie privée et familiale.



En réalité, le gouvernement s'est, à nouveau, plié aux desideratas du MEDEF et ainsi du syndicat patronal SYNTEC !Laissez-nous bien travailler !

La mise à mal du monopole de la négociation collective tenu par les organisations syndicales qui va permettre à des représentants « sans étiquette » de pouvoir signer des accords d'entreprise sans avoir reçu la moindre formation ou information sur le sujet traité. Le risque est extrêmement fort que ces élu-e-s ne fassent qu'avaliser les positions rétrogrades du patron.
La suppression de l'obligation de négocier annuellement les augmentations de salaires. Celles-ci pouvant avoir lieu que tous les 3 ans. Superbe avancée pour lutter contre la baisse du pouvoir d'achat des salarié-e-s.

Comme nous le voyons, ce gouvernement qui se dit « socialiste » n'a de cesse de remettre en cause les acquis des luttes menées par nos prédécesseurs.



Il ne faut pas se tromper, ce n’est pas en rognant les droits des salarié-e-s, et de leurs représentant-e-s, que nous mettrons fin au chômage endémique que nous subissons. Mais c’est en créant les conditions d’une meilleure répartition des richesses créées par les travailleurs et les travailleuses.

Alors soyez nombreux à venir manifester ce 1er mai, pour une autre politique sociale qui profite à toutes et tous et non pas qu’aux seuls actionnaires.

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