26 novembre 2013 : Retraite

L’action continue

mardi 3 décembre 2013, par CGTEMS


Le 26 novembre, l’action continue

Les députés ont examinés une version du projet de loi quasi identique à celle adoptée le 15 octobre à l’Assemblée nationale par un vote étriqué, rejetée ensuite à l’unanimité au Sénat. Le gouvernement y a notamment rétabli la mesure phare de cette réforme qui consiste en un allongement de la durée de cotisation. Une mesure injuste qui va condamner les jeunes salariés d’aujourd’hui à travailler 43 ans, les privant ainsi du droit effectif à une retraite à taux plein à 60 ans. Ce projet injuste et inacceptable conduirait aussi à un appauvrissement des futurs retraités, notamment les femmes.

Le texte est revenu à nouveau à l’Assemblée Nationale à compter du 19 novembre et a été soumis au vote ce mardi 26 novembre !! (Ensuite le projet repartira au Senat).
Alors des rassemblements devant les préfectures et devant l’Assemblée Nationale, le 26 novembre 2013, jour du vote du texte, avait été décidé par la CGT.
Dans ces conditions, la mobilisation reste utile, nécessaire, efficace !!!

Cette journée du 26 novembre est dans la continuité des actions unitaires menées les 10/09, 15/10 et 30/10/2013.

Nous vous avions invité à participer massivement et nous vous avions donné
rendez vous à Paris à 13 heures
Rue Chaussée D’Antin (Métro Chaussée d’Antin)
pour se diriger vers l’Assemblée Nationale


Les parlementaires
doivent entendre les salariés !!

Après un « vote étriqué » par une courte majorité des parlementaires, le Senat a rejeté à l’unanimité le projet gouvernemental sur la retraite.

Cet événement rarissime démontre la fragilité des arguments de ceux qui portent ce projet injuste, cela conforte les salariés et l’opinion publique qui refuse cette contre réforme. En effet, ce projet s’inscrit dans le prolongement des réformes précédentes.

Ce projet injuste et inacceptable conduirait à un appauvrissement des futurs retraités (notamment les femmes) et interdirait l’accès au système de retraite pour les jeunes !

La retraite à 60 ans, les départs anticipés pour travaux pénibles tels que cela existe dans de nombreux statuts et Conventions Collectives : voilà des propositions qui vont dans le bon sens !

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.

Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, chez Econocom nous revendiquons un minimum de 1.800€ pour les ETAM (Employés, Techniciens, Agents de Maîtrise) et de 3.129€ (PMSS* 2014) pour les IC (Ingénieurs et Cadres, ce qui impose d’en finir avec le gel du point d’indice, de reconstruire la grille des salaires de la convention collective et de revaloriser l’ensemble des salaires de toutes et tous.


On reste mobilisés

Des manifestations contre le projet gouvernemental de réforme des retraites ont eu lieu partout en France. Reportage dans le cortège parisien ci dessous.

http://mm1.cgt.fr/cgt/Manif%2026%2011%202013.flv

Les marges de manœuvre politiques sont ouvertes à une réorientation en faveur de la relance économique en Europe et en France qui tourne le dos à l’austérité :
51% des européens estiment que les politiques d’austérité menées depuis le début de la crise ont échoué.
Les économistes de l’OFCE indiquent qu’il faudra des années pour effacer la cure d’austérité menée depuis 2010.
Selon le Président du Parlement européen, « aucune économie nationale ne se redressera sans une relance économique avec des investissements stratégiques ».
C’est aussi l’analyse que portent l’ensemble des organisations syndicales européennes qui composent la CES.
Celles-ci viennent de rendre publique une proposition unanime pour un plan de relance des investissements industriels en Europe qui permettrait de créer 11 millions d’emplois de qualité en 10 ans.

Des emplois de qualité, ce sont des salariés bien rémunérés, disposant de droits et d’une protection sociale solidaire et de haut niveau.
Augmenter les salaires, assurer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes sont le deuxième pilier d’une relance économique durable.
La CGT propose de construire tous ensemble une journée de contestation des politiques d’austérité menées en direction du monde du travail, une journée de mobilisation pour augmenter les salaires, financer une protection sociale de haut niveau et créer des emplois. Cette journée pourrait avoir lieu début 2014.

Pour le MEDEF, dont l’ambition est devenue la gestion du pays, tout est discutable dans le budget, sauf les 4 500 dispositifs d’aides publiques aux entreprises.
L’ensemble représente 200 milliards d’euros, soit 66 fois le budget du RSA.
C’est la course au moins-disant social et la financiarisation des entreprises qui nous mènent dans le mur aujourd’hui, qui détruisent des emplois et des capacités industrielles.


Faire la lumière sur le coût du capital, qui handicape le développement économique et social, revaloriser le travail en commençant par le rémunérer à sa juste valeur, voilà ce qui peut permettre de sortir de l’impasse économique.


La lutte continue !

Ce 26 novembre, plus d’une centaine de rassemblements et manifestations dans tout le pays, 15000 manifestants à Paris devant l’Assemblée nationale ont fait entendre de nouveau leur opposition au projet de loi régressif sur les retraites.

Après avoir décidé de procéder par un vote bloqué, il aura fallu des négociations en coulisses menées par Marisol TOURAINE, avec certains députés de la majorité afin que le projet de loi soit adopté par 291 voix contre 243 et 27 abstentions (dont 11 députés socialistes).

Pour la CGT, la mobilisation doit se poursuivre à l’occasion d’un nouveau passage au Sénat dès le mois de décembre et à l’occasion de la publication des décrets publiés dès la fin 2013 début 2014.

Le cœur de la réforme est maintenu, l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans demeure et le financement reposera essentiellement sur les salariés et les retraités.

La mobilisation prévue en début d’année 2014 sur l’emploi, les salaires et le financement de la protection sociale sera l’occasion de réaffirmer au gouvernement et à la Direction d’Econocom qu’il faut changer de cap, que l’austérité nous mène dans l’impasse, une autre politique doit être menée. C’est à ce prix que nous retrouverons le chemin de la croissance dans le pays et la réponse aux besoins sociaux qui manquent cruellement aujourd’hui chez Econocom.

*PMSS : Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale

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