8 mars 2013

Journée internationale des droits des Femmes

vendredi 8 mars 2013, par CGTEMS


Des reculs au menu de la loi !

Depuis juin 2012 et la mise en place d’un gouvernement paritaire avec une ministre aux droits des femmes, des avancées ont eu lieu. Il faut poursuivre vers plus de droits pour les femmes et plus d’égalité.

SALAIRES, TEMPS PARTIEL, PRÉCARITÉ

Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, est l’occasion de faire le point de ce qui a avancé dans notre pays alors que la donne politique a changé et que la crise sociale s’accentue.

Ghyslaine Richard, dirigeante de la CGT, animatrice de la commission confédérale Femmes-Mixité nous dresse un réquisitoire de certaines dispositions du projet de loi découlant de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier sur la « sécurité de l’emploi ». Elles vont impacter fortement les salariées à temps partiel qui non seulement ne gagnent rien ou si peu dans ce texte, mais se trouveront encore plus fragilisées.


De nouvelles avancées sont nécessaires
pour les femmes pas des reculs !

Il y a encore beaucoup à faire en matière d’égalité salariale et professionnelle : les rémunérations brutes annuelles des femmes sont inférieures de 27% à celles des hommes. Cet écart s’explique notamment par les interruptions de carrière des femmes, par la non reconnaissance de leurs compétences et qualifications dans les métiers où elles sont principalement occupées et par le temps partiel. Le temps partiel concerne majoritairement des femmes (82% soit 3,3 millions de femmes), et il est devenu la norme dans certains métiers (la majorité des caissières, 76% des femmes de ménages et des emplois de service à la personne.

Caractérisé par des formes d’emplois précaires et des horaires atypiques, décalés, morcelés, en complète contradiction avec une articulation vie professionnelle/ vie personnelle, il est aussi massivement mal rémunéré : les femmes représentent 80% des très bas salaires, à temps partiel dans 74% des cas, avec des ressources inférieures à 800 euros par mois avec les incidences que l’on connaît sur le niveau des pensions.

C’est un résultat qui ne doit rien au hasard : les dispositifs d’allégements de cotisations sociales mis en œuvre à compter de 1992, et renforcés en 1996, ont conduit à une accélération brutale du recours au temps partiel, trop souvent subi.

Dans les négociations en cours sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail, la CGT va continuer à porter ses exigences sur l’égalité professionnelle, notamment renchérir le coût du travail à temps partiel en majorant les cotisations des employeurs, en compensant la précarité des salariés comme les autres « formes d’emploi précaires » et en renforçant leurs droits sociaux mais aussi en faisant reconnaître les qualifications et compétences par des classifications avec des évaluations justes des emplois.


59 jours de plus pour les femmes !

Selon des chiffres publiés mercredi 27 février par la Commission européenne, la différence moyenne entre les salaires des hommes et des femmes dans l'Union européenne est de 16,2 %, ce qui signifie que les femmes doivent travailler en moyenne 59 jours de plus que les hommes pour gagner autant qu'eux.

Le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égal est inscrit dans les traités européens depuis 1957 et dans le Code du Travail français.


Les oubliées de l'accord !

Il semble que certains sujets ne passionnaient pas les signataires de l’accord. Par exemple les inégalités flagrantes entre les femmes et les hommes en matière d’emploi et de parcours professionnels.

Pourtant, la feuille de route établie par le gouvernement après la conférence sociale de juillet 2012 précisait qu’« une attention particulière devra être portée par les négociateurs à la question de l’égalité entre les femmes et les hommes, et aux effets attendus par les mesures de l’accord en matière d’égalité ». Cette préoccupation était effectivement indispensable.

Au troisième trimestre 2012 :
31 % des femmes salariées le sont à temps partiel, le plus souvent contraint, dans le commerce, les services ou autres métiers « féminisés ». Le pourcentage est de 7 % pour les hommes.
10,8 % sont en CDD (6,5 % pour les hommes) et 7,9 % en sous-emploi (2,7 % pour les hommes).

Retrouver ci dessous l’argumentaire complet de la Fédération CGT des Sociétés d’Etudes.


— ANI du 11 janvier 2013 - Les Droits des femmes, au cœur de l’Accord —


Chez Econocom ? Toujours rien !

Pourtant la loi et des outils existent pour lutter contre les écarts de salaires, notamment par la RSC (Rapport de Situation Comparée) conformément au Code du Travail article L. 2323-57.

Le rapport est composé de différents indicateurs qui bien utilisés et interprétés permettraient de signer un accord d’entreprise favorable aux FEMMES, ou alors un plan d’action.

En fonction des sociétés appartenant à la « holding » Econocom, la RSC n’existe pas, est incomplète ou inutilisable directement.





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