Euro Mobilisation du 14 novembre 2012 - Coût du travail ! Coût du Capital ?

vendredi 16 novembre 2012, par CGTEMS


L’euro mobilisation de ce mercredi 14 novembre contre l’austérité est un message clair qui doit être entendu par tous les gouvernements

http://mm1.cgt.fr/cgt/manif_Europe14112012.flv

Nous tenions à remercier celles et ceux d’econocom qui ont pu se rendre à cette grande manifestation de ce mercredi 14 novembre, suite à notre appel. Vous avez été aussi très nombreux à relayer l’information, sans parler des différents messages de soutien.

Des dizaines de milliers de salariés français sont descendus dans la rue ce mercredi, dans le cadre de la journée de mobilisation syndicale européenne à l’appel de la Confédération européenne des syndicats.
La mobilisation s’amplifie partout en Europe avec des mobilisations fortes dans 28 pays européens avec des appels à la grève générale comme en Espagne ou au Portugal.

En France, il a été organisé plus de 130 manifestations « pour l’emploi, la solidarité en Europe et contre l’austérité ». La CGT, encore une fois, représentait sans commune mesure le gros des cortèges.
Ce sont plus de 100 000 manifestant-e-s du public, du privé, retraité-e-s et privé-e-s d’emploi qui ont participé aux différentes initiatives et ont exprimé leur rejet de cette politique d’austérité.

Bernard THIBAULT a déclaré au départ de la manifestation parisienne « Les politiques d’austérité, c’est en Europe et c’est en France. Dès lors que l’on a le gel des salaires, l’annonce d’augmentation d’impôts, la baisse des dépenses publiques, c’est une politique d’austérité ».
Femmes et hommes veulent une autre politique qui soit source de croissance et de progrès social, tournée vers une autre répartition des richesses, le plein emploi, la revalorisation salariale …

Cette journée de mobilisation européenne est un message fort adressé au patronat et aux gouvernements européens, dont le Président de la République Française.

Car, OUI, la France n’en est pas moins secouée par les stratégies patronales qui visent à toujours plus de profit. Cela se concrétise par des délocalisations, des licenciements, du développement de la précarité et de la pauvreté.

D’ailleurs les mesures d’exonérations de cotisations n’ont jamais créé d’emplois depuis qu’elles ont été mises en œuvre. Les différents rapports, y compris celui de la cour des comptes en attestent. En fait sous couvert de baisses des cotisations sociales, il s’agit de mettre bas notre protection sociale et financer les profits des entreprises.


Face aux pressions patronales, les salariés par leur mobilisation, doivent relever le défi

Alors que les dividendes versés aux actionnaires et les revenus financiers des grands groupes battent des records, à la demande du gouvernement, une négociation sur la sécurité de l’emploi est en cours.
Face aux revendications portées par la CGT visant à plus de sécurité pour les salariés, le Medef demande, au contraire, plus de flexibilité et moins de possibilités de recours juridique face aux plans de licenciement.

Par notre mobilisation, renversons la pression : les salariés ne doivent pas être les pigeons des exigences patronales et des traités européens.

Mobilisons-nous massivement en France, comme partout en Europe, pour dire non aux politiques d’austérité, oui au progrès social.

La CGT appelle les salariés à poursuivre la mobilisation afin de maintenir cette légitime pression en direction du gouvernement et du patronat.


Et si on parlait coût du capital ?

Une émission par Jean-Michel FOUQUE avec la participation de Nasser MANSOURI-GUILIANI (économiste) intitulée « Ce n’est pas le travail qui coûte cher mais la rémunération du capital ».

http://www.cgt.fr/IMG/flv/ExpDirectecout_capital.flv

Contrairement à ce que prône le patronat, ce ne sont ni le coût du travail ni la rigidité du marché du travail qui plombent la compétitivité des entreprises.

C’est l’objectif de la vidéo ci-dessus en vous le démontrant de façon simple, pédagogique et courte (4mn).

Ce sont les salariés par leur travail qui créent les richesses. L’enjeu porte donc sur la répartition des richesses entre le capital et le travail :
Ce qui va aux salariés : le salaire, y compris les cotisations sociales (part salarié et employeur);
Le reste étant réparti entre les impôts des entreprises, les investissements et les dividendes aux actionnaires.

Part des salaires dans la Valeur ajoutée Part des dividendes dans la valeur ajoutée
1983->1989 : -10% 1985->2011 : de 5% à 25%

Aujourd’hui, la part des salaires dans les richesses créées est plus faible qu’à la sortie de la guerre.
Alors que la rentabilité financière des entreprises est en hausse, le chômage explose et le pouvoir d’achat baisse freinant ainsi la relance économique.

Diviser par deux les dividendes libérerait 120 milliards d’euros pour les investissements productifs, créerait de l’emploi, permettrait de financer la protection sociale et de diminuer le déficit de l’état.



LA CRISE C’EST EUX : LA SOLUTION C’EST NOUS !
Quelques exemples européens


---------- Grece -------------------- Portugal ------------------ Belgique -------


---------- Italie ----------


---------- Allemagne ----------


---------- Espagne ----------

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