8 mars 2012 : journée internationale des droits des femmes

jeudi 8 mars 2012, par CGTEMS


Quelques 300 militantes et militants CGT de toute la France se sont réunis ce 8 mars 2012 au siège de la CGT pour une journée de réflexion sur l’égalité entre les femmes et les hommes, non seulement dans la vie et dans le travail, mais aussi dans le syndicalisme et singulièrement dans la CGT.

http://mm1.cgt.fr/cgt/8mars2012Patio.flv

Le double objectif étant de vérifier avec les militants de toutes les organisations de la CGT où nous en sommes :
sur le plan revendicatif en ce qui concerne l’égalité professionnelle et salariale ;
en matière de syndicalisation et de promotion de la place des femmes dans notre syndicat.

http://mm1.cgt.fr/cgt/journee_du_8mars2011.flv

Chez Econocom, cette journée a été une journée comme une autre. Les objectifs de la Direction étant :
de nous faire produire toujours plus ;
d’optimiser les gains de productions.

De toute façon comment porter une quelconque réflexion sur l’égalité femmes/hommes puisque les Directions des sociétés Econocom préfèrent fermer les yeux. Pour preuve elles ne respectent pas la loi et commettent même un délit d’entrave en ne présentant pas à vos représentants du personnel du CE, la RSC (Rapport de Situation comparée) conformément au Code du Travail article L. 2323-57.

Le rapport est composé de différents indicateurs prévus à l’article D. 2323-12 dont voici les grandes lignes :
I. ― Indicateurs sur la situation comparée des femmes et des hommes dans l'entreprise
1° Conditions générales d'emploi
(Effectifs, Congés, Promotion, …).
2° Rémunérations.
3° Formation.
4° Conditions de travail.

II. ― Indicateurs relatifs à l'articulation entre l'activité professionnelle et l'exercice de la responsabilité familiale
1° Congés.
2° Organisation du temps de travail dans l'entreprise
(facilités d'articulation de la vie familiale et de la vie professionnelle, …).

Nous ne lâcherons rien et vous pouvez compter sur vos élus CGT pour obtenir ce document dérangeant pour nos patrons, qui empêchera de dire chez Econocom tout va bien. Nous aurons les chiffres décrivant la réalité du terrain.

Au risque de vous donner des idées, nous vous invitons à voir le film de Nigel COLE « We Want Sex Equality ».

Le film conte l'histoire véridique d'un soulèvement de 183 ouvrières des usines Ford survenu à Dagenham dans la banlieue est de Londres. Un jour de 1968, ces femmes décident de braver leurs patrons américains en annonçant trois semaines de grève. Elles demandent une mise à égalité des salaires entre hommes et femmes (source allocine).

L’Union Générale des Ingénieurs Cadres et Techniciens-Techniciennes (UGICT-CGT) organise régulièrement des soirées débats autour d’un livre et de son auteur. Le 20 mars prochain, c’est autour du livre de Brigitte LALOUPE « Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? » (17h30 à 19h30, 93100 Montreuil.)

Dans cet ouvrage, l’auteure décrypte les mécanismes psychosociaux, les stéréotypes, qui sont à l’œuvre et qui perdurent dans la discrimination à l’égard des femmes en milieu de travail. Le fameux plafond de verre demeure un obstacle à la promotion et l’égalité de traitement.

Les salaires des femmes sont en moyenne inférieurs de 27% à ceux des hommes, de 19% inférieurs en équivalent temps plein.

Notons également que les inégalités salariales entre hommes et femmes s’accroissent à mesure que l’on s’élève dans le niveau de la hiérarchie des entreprises, et pour cause: femmes et hommes n’occupent pas globalement les mêmes emplois.

D’ailleurs la majorité des affaires gagnées en discrimination femmes /hommes publiquement connues, le sont par des femmes Cadres.
Très souvent, alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, elles doivent malgré tout faire preuve de leurs compétences.

Le temps partiel « choisi » pour les femmes de l’encadrement, dans bien des cas, c’est la renonciation à des postes intéressants et qui ouvrent une perspective de carrière.
C’est du travail que l’on emmène à la maison, ou une charge de travail identique alors que l’on est payée 10, 20% de moins en fonction du temps partiel pris.
Ce sont des objectifs fixés, identiques à ceux fixés aux personnes à temps plein.

Téléchargez le « Bilan de l’application des dispositifs promouvant l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes », du Conseil Economique, Social et Environnemental.

L’égalité salariale est-elle une priorité du gouvernement ? d’Econocom ?
Entre 1972 et 2008, pas moins de six lois se sont succédé, sans qu’aucune d’entre elles ne parvienne à juguler les écarts de salaires. Une disposition issue de la loi sur la réforme des retraites en 2010 stipule que les entreprises de plus de 300 salariés n’ayant pas conclu d’accord collectif ou de plan d’action sur l’égalité professionnelle entre les sexes au 1er janvier 2012 seront redevables d’une amende équivalente à 1 % de la masse salariale. Mais le gouvernement a publié cet été en catimini un décret prévoyant que les entreprises contrôlées et prises en défaut disposeront de six mois supplémentaires pour conclure un accord collectif ou adopter un simple plan d’action unilatéral. Cerise sur le gâteau, elles pourront aussi arguer de « difficultés économiques » pour déroger à la loi ! Bye bye les sanctions, bonjour le bla bla.

Chez Econocom les négociations n’ont jamais commencé ! Pourtant le mécontentement des travailleuses n’y est pas moindre. Elles aussi, à juste titre, réclament la suppression des différences entre hommes et femmes, dans tous les métiers, des ETAM aux IC. La CGT porte leurs revendications.

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