Télétravail

jeudi 23 février 2012, par CGTEMS


Encore une fois, on vous dit tout !!!

Contrairement, à ce que certaines personnes tentent de vous faire croire le télétravail, ce n’est pas nouveau chez Econocom.
En effet certaines et certains d’entre vous ont signé un avenant au contrat de travail pour intégrer le télétravail dans vos conditions de travail.


— accord télétravail UES Econocom —

Il vous est dit …
Réduction du temps de transport : Evidemment, mais à quel prix ? Quelles conditions ? C’est ce que nous allons vous montrer.
Un gain en autonomie et en responsabilité : Parfait, mais cela est-il pris en compte sur la fiche de paie ? Plus de productivité pour l’employeur rien pour le travailleur.
La limitation des nuisances sonores : Super, plutôt que de résoudre une problématique conformément aux 9 Principes Généraux de Prévention (art L4121-2), on la déplace chez le salarié.

Ce qui est certain, c’est qu’il faut aimer travailler seul(e) loin du collectif de travail. Disposer d'une triple aptitude à l'autonomie :
Aptitude à l'autonomie professionnelle,
Aptitude à l'autonomie technique (TIC Technologie de l’Information et de la Communication),
Aptitude à gérer ses propres horaires de travail et de repos.

Il ne faut pas oublier la famille (conjoint mais aussi enfants selon les âges). C'est toute la famille qui vit les conséquences positives ou négatives du télétravail ...
Habiter un logement avec :
Un espace réservé, si possible une pièce mais ça n'est pas toujours évident dans un appartement en ville...,
Installation, réseaux, …
Mais aussi environnement (bruits extérieurs, voisins, …).

Quant à la contradiction subordination/liberté, pourtant base du droit du travail :
Ambiguïtés sur le non-contrôle du temps de travail, Ingénieurs et Cadres compris même en forfait jour,
Ambiguïtés sur la gestion par objectifs : obligation de résultats et non de moyens.

On vous informe des différents métiers "compatibles " avec le télétravail.
Nous vous disons :
Que l’accord n’encadre pas :
Les métiers éligibles,
Les fonctions de télétravailleurs.

Même si l’accord se veut reprendre l'Accord National Interprofessionnel (ANI) du 19 juillet 2005, lui-même issu de l’accord cadre européen du 16 juillet 2002, il est curieux que les dispositifs prévus pour votre intérêt n’apparaissent pas.

On vous informe des contreparties pour le salarié télétravailleur.
Nous vous disons :
Des articles au code du travail, encadrant le télétravail, sont en cours de création.
Alors pourquoi se précipiter et risquer d’avoir un accord d’entreprise qui soit inférieur à la législation ?
Serait-ce pour faire plaisir à la haute Direction ? Qui avait déjà annoncé la couleur dans leurs communications !
Il est évident que les contreparties sont en deçà des textes aujourd’hui en vigueur.

Principe du volontariat assorti de dérogation.
Nous vous disons :
Le télétravail ne peut être imposé au salarié et doit faire l’objet de dispositions spécifiques dans le contrat de travail ou dans un avenant. Mais avec un accord aussi simpliste combien de temps faudra-t-il attendre pour entendre parler des premières dérives ?
Par contre, il est prévu la possibilité d’imposer le télétravail, « En cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie, ou en cas de force majeure ».
Bien vue la contradiction encore en faveur du patron.
Comptons sur les débats au sénat pour annuler cette disposition.

Précision des conditions de retour et de contrôle du temps de travail.
Nous vous disons :
Encore du flou …
Dans le même paragraphe en page 3, il est écrit « au plus 50 % du temps de travail au domicile » et « 3 jours entiers sur site pour une semaine ordinaire ». Ça ce n’est pas possible !!!
En vérité, les sociétés veulent économiser sur les locaux et les outils de travail.

Obligations particulières de l’employeur à l’égard du télétravailleur.
Nous vous disons :
Une nouvelle fois c’est l’obscurantisme alors que l’ANI portant sur le télétravail de 2005, signé par la CGT, introduit les éléments essentiels :
Prise en charge de tous les coûts,
Informer le salarié de toute restriction,
Priorité pour occuper ou reprendre un poste sans télétravail,
Organiser chaque année un entretien qui porte notamment sur les conditions d’activité du salarié et sa charge de travail,
Fixer, en concertation, les plages horaires pour être habituellement contacté.

Par ailleurs à la lecture de la grande majorité des accords signés pour le télétravail une indemnité forfaitaire est prévue pour la fourniture d’électricité et de chauffage par le salarié.

Chez Econocom rien, c’est comme pour les salaires, c’est le plancher de la convention collective et ensuite pas d’augmentation.



Nous n’avons pas signé cet accord !!!

Des discussions sous forme de pseudo négociation ont débuté au niveau du « groupe Econocom ».
Mais le comité de groupe n’a pas été constitué.
C’est pourquoi, la CGT, se refusant de cautionner ces agissements, a annoncé ne pas participer à ces réunions.

C’est ainsi qu’une dernière réunion s’est tenue dans le cadre du programme patronal « SHARE », sans la CGT, syndicat incontournable de l’UES Econocom.
Nous considérons dès lors cet accord illégal et pondérons une action dans l’intérêt et la défense des salariés.

D’autant que l’accord télétravail UES Econocom est loin de nos revendications et ne définit pas des éléments essentiels comme le temps de travail et les frais professionnels.

Remarquez également l’exclusion des syndicats non signataires du comité de suivi Télétravail. C’est entre amis qu’ils seront juges et parties, sans l’intervention de vos élus CGT. Démocratie quand tu nous tiens !



Nos attentes !!!

Conciliation vie privée/vie professionnelle, diminution du stress, réduction du temps de transport, des accidents du travail, insertion et meilleure prise en compte du handicap et des maladies, ... le télétravail serait « la » solution miracle pour répondre aux problèmes des salariés. En théorie, sa pratique pourrait se révéler intéressante … mais la réalité est bien autre, et le vécu des salariés en télétravail est bien plus complexe.

Car le « package », notamment pour les ingénieurs et cadres, « télétravail + forfait jour » ressemble fortement à « plus d'heures à travailler sans aucune limite avec des outils technologiques de plus en plus intrusifs et aux frais des salariés », le tout au bénéfice des employeurs.

Nous notons aussi que bien des salariés sont en « situation de télétravail » sans le savoir : nombre d'entreprises « offrent » des Smartphones, tablettes et ordinateurs portables à leurs salariés afin de pouvoir continuer la journée de travail « en dehors » du temps de travail, dans les transports, le week-end et pendant les congés.

Dans le même temps des collègues sont forcés de déménager, car Econocom les transfère dans une autre région que celle où ils ont leurs vies de famille.
Cette différence de traitement au détriment du plus grand nombre avec des accords collectifs qui ne concernent qu’une poignée est des plus suspect.

A noter les nouvelles discussions en cours sur la mise en œuvre du travail partiel et d’un autre accord intitulé télétravail ponctuel. Pourquoi ne pas avoir intégré ce dernier dans l’accord télétravail, dont la signature a été fêtée au champagne ce lundi 20 février.
Tout ceci au niveau de l’UES sans tenir compte des spécificités de chaque établissement.


Nous demandons donc que soit rouverte les négociations sur le télétravail afin de traiter légalement TOUS les points afférents à ce dossier. La CGT ayant signé l’ANI sur le télétravail en 2005, nous souhaitons continuer chez ECONOCOM et offrir un cadre tant légal que complet aux futurs télétravailleurs et télétravailleuses.


L’organisation du travail fait partie du plan des plus hauts Directeurs d’Econocom Europe, car intégré dans leurs nouvelles organisations suite au rachat d’ECS.
L’objectif est « l’extrême flexibilité » des femmes et des hommes qui composent l’entreprise.

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