13 décembre : Un autre partage des richesses

lundi 12 décembre 2011, par CGTEMS


Le deuxième plan de rigueur annoncé par le gouvernement va encore aggraver les conditions de vie de l’ensemble du monde du travail.

Le taux réduit de la TVA va passer de 5,5% à 7%, rognant ainsi encore sur notre pouvoir d’achat, par cette taxe la plus injuste qui soit !

Devons-nous nous attendre à d’autres plans ?
La réponse est oui ! Puisque le Président de la République n’a pas hésité à dénoncer l’impact des 35H et de la retraite à 60 ans sur les résultats des finances.

La retraite c’est fait !
Pour les 35H, l’affirmation du président de la République indiquant « il vaut mieux travailler plus que de gagner moins » sonne comme un accord avec les revendications patronales a ainsi relevé la CGT.

En réalité ce qui plombe les finances, ce sont bien les subventions et les exonérations de charges dont bénéficient les entreprises. Elles représentent 75 milliards d’euros par an, soit 5 fois le trou de la sécurité sociale.

En guise de conclusion, Sarkozy claironne qu’on ne pourrait plus garder « la même organisation de notre protection sociale », ni le même « système de partage du travail ».
Les patrons ne l’ont pas attendu sur la question du partage du travail. Suffit de voir le nombre de société, dont les travailleurs sont sous la menace de licenciement.
Chez Econocom, pas de participation, pas de prime contre dividende, pas d’augmentation de salaire et pas de perspective d’évolution de carrière.

Pour le syndicat patronal, SYNTEC, sa lettre au père NOEL a été préparée et revendique, entre autre, l’allègement du coût du travail, la fusion des CDD et CDI en un contrat unique flexible, et une baisse de l’impôt sur les sociétés …
Alors que le taux de chômage, selon l’Insee, est passé à 9,3 % au troisième trimestre (contre 9,1 % le trimestre précédent) et que l’OCDE a prévu une remontée du chômage à 10,4 % fin 2011.

Les détenteurs de capitaux peuvent dormir tranquilles. Loin de répondre à l’aspiration commune d’une Europe sociale défendue par les syndicats européens, Nicolas Sarkozy préconise plus de discipline budgétaire, c’est-à-dire plus d’austérité pour les peuples pendant que les marchés et la spéculation continuent de dicter leur loi.

Pour mettre un coup d’arrêt aux attaques qui se succèdent, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour imposer leurs propres intérêts :
RETRAIT DES PLANS D’AUSTERITE ;
RETRAIT DES PLANS DE SUPPRESSIONS D’EMPLOIS ;
PARTAGE DU TRAVAIL ENTRE TOUS SANS DIMINUTION DE SALAIRE ;
ARRET DES SUBVENTIONS ET EXONERATIONS DE CHARGES POUR LES ENTREPRISES ;
300 EUROS D’AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES ;
SALAIRE MINIMAL DE 1800 EUROS ET AU PMSS POUR LES INGENIEURS ET CADRES.



La CGT appelle l’ensemble des salariés à cesser le travail et à rejoindre massivement les rassemblements de ce mardi 13 décembre 2011.
Cette première journée d’action pour imposer nos revendications au gouvernement, comme au patronat !


Sur toute la France, des manifestations sont organisés. A partir des ULIS (91), un car est réservé pour rejoindre le point de rassemblement parisien. Alors renseignez-vous, auprès de nous, pour les autres villes.

Nous déplorons que « le gouvernement décide de mesures dans le domaine social sans rencontrer ni entendre les organisations syndicales ». « Il fait porter les efforts sur les salariés, ce qui creuse les inégalités et plonge des milliers de familles dans les difficultés sociales ».

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