11 octobre : Un autre partage des richesses

lundi 10 octobre 2011, par CGTEMS


Journée d’action nationale le 11 octobre contre les mesures d’austérité du plan FILLON.

Ce plan pour réduire le déficit de la France est injuste, inéquitable et inacceptable et pénaliserait une fois de plus les salariés, contrairement aux annonces médiatiques du gouvernement sur la contribution des plus fortunés.

Soit une facture de 3 milliards d’euros pour le travail contre 200 millions pour le capital !

Il faut en finir avec les choix politiques d’austérité : pression sur les salaires, réduction des services publics, de la protection sociale, des pensions, durcissement des conditions de travail et de vie.

Alors que, d’après les Comptes de la Nation, le pouvoir d’achat des ménages baisse entre 2007 et 2010, les dividendes versés aux actionnaires explosent et les cadeaux faits aux plus riches et aux entreprises continuent.

La CGT propose de traduire avec les salariés les dix exigences ci-dessous en revendications justes, précises, portées par tous, dans chaque entreprise, pour obtenir des résultats concrets : le seul risque que l’on prend en se mobilisant c’est éventuellement d’être entendu !

1. Revaloriser les salaires, les pensions et les minima sociaux
2. Contrôler les aides publiques aux entreprises
3. Contraindre les entreprises à des alternatives aux licenciements
4. Suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires
5. Stopper les suppressions d’emplois
6. Développer les politiques publiques et les moyens des services publics
7. Réformer la fiscalité en profondeur
8. Créer un pôle financier public et établir un mécanisme de crédits à taux réduits
9. Taxer les mouvements spéculatifs de capitaux et éradiquer les paradis fiscaux
10. Mettre en place un fond européen de solidarité sociale et de développement économique

Toute conquête sociale est un acte anti-crise
La bataille menée par la CGT, dans les entreprises et sur le plan juridique, a permis d’aboutir à l’arrêt de la Cour de cassation du 29 juin 2011 déclarant l’illégalité des forfaits-jours sans référence horaire.
À partir de ce point d’appui l’UGICT-CGT lance une campagne pour la maîtrise de son temps de travail « Forfaits-jours faisons les comptes ! » : maintien des références horaires, mesure et contrôle du temps et de la charge de travail, paiement du temps de travail, respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, préservation de la santé.

1 diplôme = 1 emploi
L’embauche des jeunes diplômés qui arrivent sur le marché du travail est particulièrement préoccupante : précarité, non reconnaissance des qualifications, accès au logement difficile, projet de vie hypothéqué…
Pour l’UGICT-CGT, 1 million d’emplois en CDI pour les jeunes diplômés, c’est possible !

L’heure est à une autre répartition des richesses
La pression n’a cessé de croître sur le monde du travail qui fait les frais d’une crise dont il n’est pas responsable.
Augmentation de la charge de travail, dégradation des conditions de travail, politique de rigueur salariale… Ça suffit !

La revalorisation salariale est urgente
Le salaire, c’est la rémunération du travail, du temps, des qualifications, de l’expérience mise au service de l’entreprise. Ce n’est pas une variable dépendant de la conjoncture !

Promouvoir le rassemblement auquel aspire l’ensemble du monde du travail
La CGT appelle à débattre et à s’impliquer nombreux dans la mobilisation unitaire du 11 octobre pour les salaires, l’emploi et un autre partage des richesses.

Et pourtant l’argent existe : En 25 ans le salaire moyen a été multiplié par deux alors que les dividendes versés aux actionnaires ont été multipliés par 13 !

Rappelons également, qu’en 2008 au début de la crise, Nicolas SARKOZY a offert 360 milliards d’euros pour soutenir les banques, alors que quelques semaines auparavant il se plaignait que les caisses de l’Etat étaient vides et qu’il était impossible d’augmenter les salaires. Cette aide aux banques a creusé les déficits publics que l’on demande aujourd’hui aux salariés de payer.

En 2010, malgré la crise, les grandes entreprises françaises (CAC 40) ont réalisé plus de 82 milliards de profits. A l’inverse la revalorisation du Smic (9 euros bruts de l’heure) de 1 % n’a pas eu lieu cette année…
Une nouvelle manière de partager les richesses créées par le travail est plus que jamais une exigence !

Refusons cette injustice !
Passons à l’action !
Imposons d’autres choix !
Unis et déterminés nous pouvons faire changer les choses !


de ce mardi 11 octobre 2011




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