8 mars 2011 : journée internationale des droits des femmes

mercredi 2 mars 2011, par CGTEMS


Expression directe de la CGT sur France 2, France 3 et France 5

http://mm1.cgt.fr/cgt/journee_du_8mars2011.flv

Egalité Femmes/Hommes

La journée du 8 mars nous rappelle que la lutte pour faire avancer les droits des femmes est un défi qu’il faut relever tous les jours. Profitons de cette date pour faire avancer les revendications des femmes au niveau mondial, européen, français et dans nos entreprises.


— Égalité de rémunération une obligation de résultat —

Pour l’égalité tous les jours et tout au long de la vie : le 8 mars mobilisons-nous toutes et tous …

L’égalité femmes/hommes : c’est le salaire, mais aussi la retraite !

Les inégalités salariales tout au long de la carrière se paient au prix fort à la retraite : bas salaires, précarité, temps partiel, carrières discontinues …
Les écarts de salaire entre les femmes et les hommes au cours de leur carrière perdurent : 27 % en moyenne sur les rémunérations annuelles brutes mais ils peuvent aller jusqu’à plus de 40 %, tout confondu, en prenant en compte le temps partiel (selon l’Observatoire de l’égalité).
En outre, personne (ou presque) ne respecte le principe de « salaire égal pour un travail de valeur égale ».
Même quand elles sont Cadres, elles n’ont pas la même reconnaissance, elles sont considérées comme « support », voire un « coût ».
27 ans après la première loi sur l’égalité salariale !

La CGT propose
De travailler à l’orientation des jeunes pour parvenir à une réelle mixité des formations des filles et des garçons ;
L’égalité d’accès à la formation ;
Une réelle mixité des métiers ;
D’obliger les employeurs et l’État employeur à négocier l’égalité professionnelle ;
De revaloriser les métiers dits « féminins » : à travail de valeur égale, salaire égal.



Les femmes sont donc les plus pénalisées par les réformes successives des retraites

Les femmes ont été nombreuses dans les luttes en 2010 pour réclamer une retraite décente.
43 % d’entre elles seulement accomplissent l’exploit de valider 40 ans de carrière ! (Les hommes sont 86 %).
Les femmes partent plus tard que les hommes à la retraite pour pouvoir toucher une retraite à taux plein, qui pour beaucoup d’entre elles se limite au minimum contributif (677 euros) !
Mais le gouvernement n’a rien voulu entendre et la nouvelle loi, avec principalement le recul de l’âge de départ, aggrave les inégalités.
La seule mesure positive de cette réforme permet de rajouter les indemnités de congé maternité dans la somme des salaires qui serviront de base au calcul de la pension. Cela répond à une revendication de longue date de la CGT. Mais elle ne s’appliquera qu’aux femmes qui auront des enfants à partir de 2012, donc pour des retraites en 2040.
Les femmes doivent bénéficier d’une retraite pleine et entière.

La CGT propose
D’avoir le droit à une retraite pour toutes et tous les salariés dès l’âge de 60 ans, avec un minimum de 75 % du salaire de référence et aucune pension inférieure au Smic pour une carrière complète (en prenant en compte toutes les périodes de précarité, de temps partiel subi), et le retour aux dix meilleures années pour le calcul des pensions et à l’indexation sur les salaires et non sur les prix ;
D’améliorer les droits familiaux pour le calcul de la retraite des femmes tant que les écarts de revenus entre les femmes et les hommes ne seront pas éliminés.



Reconnaître la pénibilité du travail des femmes

Les métiers « féminins » sont autant marquées par la pénibilité physique ou mentale que celles des hommes et ils exposent plus aux risques musculo-squelettiques et psychosociaux : travail très répétitif, travail permanent sur écran, travail morcelé (abandon d’une tâche pour une autre plus urgente), postures contraignantes, port de charges lourdes (pas plus de 25 kg dans le droit du travail pour les femmes or « le port » d’un corps dépasse ce niveau), manque d’autonomie dans le travail, contact avec le public (agressions verbales, violences), exposition à certains produits chimiques nocifs, horaires qui rentrent en conflit avec les obligations familiales, travail de nuit, charge mentale et émotionnelle.
La CGT exige de toute urgence l’ouverture de négociations pour la prise en compte de la pénibilité pour la retraite pour toutes et tous. La pénibilité du travail des femmes est une réalité qui doit être reconnue comme celles des hommes.

La CGT propose
De pouvoir bénéficier d’un départ anticipé à taux plein pour les femmes et les hommes ayant travaillé dans des conditions pénibles ou astreignantes et de reconnaître la pénibilité du travail des femmes.



L’égalité, c’est dans la vie quotidienne aussi !

Sexisme Les préjugés sexistes ont la vie dure et les femmes continuent d’effectuer 80 % des tâches ménagères et 70 % celles liées à la famille.
Violences Dans la vie quotidienne, il y a aussi les violences verbales, psychologiques, physiques envers les femmes contre lesquelles nous devons lutter pour qu’elles disparaissent.
Garde des enfants L’insuffisance des propositions de développement des modes d’accueil est criante alors que notre pays compte plus de 800 000 naissances chaque année. Il faudrait créer 500 000 places de crèche quand le gouvernement n’annonce que 20 000 places supplémentaires pour 2009 et autant en 2010.
Dans le même temps, l’État s’attaque à l’école maternelle, en réduisant les effectifs d’enseignants. Plus de la moitié des enfants de moins de 3 ans sont gardés par les mères.

La CGT propose
D’exiger du gouvernement de faire des grandes campagnes médiatiques de lutte contre les inégalités, les préjugés sexistes, les violences faites aux femmes dans le travail et dans la vie ;
D’allonger le congé maternité à 24 semaines et d’allonger le congé paternité à un mois ;
De développer partout un service public d’accueil des jeunes enfants, de qualité et accessible financièrement ;
D’établir un partage équitable du congé parental entre les deux parents.



Vous ne voulez pas en rester là

En 2011 : 5830 nouvelles adhésions à la CGT.
Les femmes prennent toute leur place dans la CGT.
A quelques jours de la journée internationale des droits des femmes, il est aussi intéressant de noter que 41.31% de ces nouveaux syndiqués sont des femmes.
Elles sont 339 à avoir moins de 30 ans et 105 ont moins de 25 ans.






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