06 novembre - près de 1,2 millions de manifestants partout en France

jeudi 11 novembre 2010, par CGTEMS


06 novembre : Une détermination intacte

http://mm1.cgt.fr/cgt/Manif_du_6_novembre_2010.flv

« Le mouvement social est légitime et conforté »
Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les moyens déployés par le gouvernement pour tenter d’accréditer l’idée que « la page retraite » est tournée, ce sont 1,2 million de salariés qui ont manifesté le 6 novembre dans 243 villes contre cette réforme des retraites injuste et inefficace.

Nous constatons que la situation économique et sociale reste très dégradée et toujours préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent toujours durement les conséquences d’une crise qui dure.

Il est décidé de poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes (rassemblements, manifestations, meetings, arrêts de travail…).

Il faudra être présent et participer activement à la journée d’action Européenne du 15 décembre pour s’opposer aux plans d’austérité qui se multiplient en Europe.

Il y a plusieurs mois avant la mise en application effective de la loi promulguée par le Président de la République. L’action peut donc légitimement se poursuivre pour empêcher la mise en œuvre des mesures anti sociales de cette loi et obtenir l’ouverture de négociations pour prendre en compte les alternatives syndicales.

La CGT appelle sans attendre les salariés à se réunir sur leur lieu de travail pour débattre et décider des initiatives unitaires les plus larges contribuant à alimenter le mouvement sur les retraites.

La CGT se félicite des 8 500 adhésions qu’elle a enregistrées depuis le 1er septembre. Elle appelle tous ceux qui lui témoignent leur confiance à s’engager eux aussi durablement dans l’action en adhérant à la CGT.

Notre détermination à poursuivre la bataille est intacte, d’autant que les premières dispositions d’importance de la réforme ne s’appliqueront qu’à partir de juillet 2011. D’ici là, il peut se passer encore beaucoup de choses.

Intersyndicale du 8 novembre

http://mm1.cgt.fr/cgt/Intersynd_8_novembre_2010.flv

Le dossier est loin d'être clos Depuis quelques jours, on voudrait nous faire croire que la page des retraites est tournée. C’est aller un peu vite en besogne. Oui, l’omni président a besoin de passer à autre chose car il est au plus bas dans les sondages.

Les « partenaires sociaux » vont maintenant devoir décliner cette loi dans les paramètres des retraites complémentaires à l’occasion de la renégociation patronat¬-syndicats des accords qui régissent l’ARRCO et l’AGIRC qui sont l’un et l’autre en posture déficitaire cette année.

Qui pourrait une seconde penser que cette négociation pourrait être un fleuve tranquille alors que le patronat entend l’aborder pour durcir les conditions d’obtention d’une retraite, poursuivre l’affaissement des droits des salariés afin de les contraindre à s’orienter vers les retraites par capitalisation ?
L’heure n’est donc pas à plier les banderoles.

Les salariés se rendent bien compte qu’on leur demande des efforts financiers en matière de retraite alors que les banques, qui ont été soutenues par l’Etat, sont en train de réafficher des résultats considérables.

D’autant moins que le mouvement social n’a pas encore trouvé les réponses à toutes les questions qu’il a soulevées. « Le mouvement part des retraites. Mais peut on aborder cette question sans parler d’emploi, de conditions de travail, de déroulements de carrières où de salaires, de pénibilité du travail, du sort réservé aux seniors ou aux jeunes », interroge Bernard Thibault.

Retraites des patrons
Après la promulgation... le coup du chapeau

L’encre de la promulgation de la réforme des retraites n’était pas encore sèche quand les sénateurs de la majorité ont adopté un amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2011 qui allège le dispositif de taxation des retraites-chapeau allouées à certains dirigeants d’entreprises.

Lors du passage du texte à l’Assemblée nationale, le gouvernement a fait exonérer les petites rentes (inférieures à 300 euros par mois) de cette contribution. Les rentes inférieures à 300 euros par mois n’y seront pas assujetties et les rentes comprises entre 300 et 500 euros seront taxées à 7%. Le Sénat a voté un amendement rehaussant ces seuils de 300 à 500 euros et celui de 500 euros à 700 euros.

Gonflés à bloc et décomplexés par la perspective d’un remaniement gouvernemental, sans doute ulcérés d’avoir été bousculés par des millions de manifestants contre la réforme des retraites, les sénateurs se sont vengés avec cet amendement qui de l’aveu même de Roselyne BACHELOT va coûter 20 millions d’euros.

Aux dernières nouvelles, Laurence PARISOT n’a pas encore cru bon de brandir un énième code de bonne conduite pour siffler la fin de la récré...



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