Amplifions le mouvement ce mardi 19 octobre

lundi 18 octobre 2010, par CGTEMS


Samedi 16 octobre ce sont environ 250 manifestations et près de 3 millions de manifestants. C’est une nouvelle fois la démonstration que loin de s’essouffler, les salariés sont toujours aussi déterminés et rejettent massivement cette réforme.

Le gouvernement et le président de la République doivent enfin entendre et écouter le message fort et déterminé.

La CGT demande aux sénateurs de ne pas voter le texte de loi. La CGT réitère sa demande d’ouverture de négociations avec le gouvernement et le Medef sur un autre projet de réforme des retraites.

Le 19 octobre, veille du vote au Sénat de la loi de réforme des retraites, sera une journée unitaire de grèves et de manifestations, une nouvelle occasion de démontrer notre détermination pour s’opposer à cette réforme injuste et inefficace et imposer de véritables solutions pour pérenniser et améliorer notre système de retraite par répartition solidaire.

Pour cette sixième journée d’action depuis début septembre contre le projet de réforme des retraites que veut imposer le gouvernement confirme l’opposition grandissante des salariés, soutenus par l’opinion publique, à une réforme injuste et inefficace qui aggrave les inégalités sans assurer la pérennité des retraites par répartition.

« LA REFORME DES RETRAITES, N’EST NI NEGOCIABLE NI AMENDABLE ! » Dans les slogans qui ont jalonné les mobilisations, c’est sans doute celui qui rend le mieux justice à la détermination des manifestants qui ont défilés dans tout le pays !

Malgré leurs discours de fermeté, les Sarkozy, Fillon et Woerth sont bien loin d’être aussi sereins qu’ils voudraient bien le faire croire. Leurs mensonges sur le fait qu’il n’y aurait pas d’autres choix que le report des âges de départ à la retraite de 60 ans à 62 ans et 65 à 67 pour celle à taux plein ne passent pas.

Et pour cause, quand les banques se sont retrouvées en difficulté, l’Etat a volé à leur secours en les renflouant à coup de centaines de milliards. Aujourd’hui, il entend faire payer la note à l’ensemble des salarié-e-s. La retraite n’est qu’un aspect de plus de la politique que le gouvernement mène contre le monde du travail. La casse du système de protection sociale ne s’arrêtera pas là, à moins que les salarié-e-s n’y mettent fin.

Pour garantir la retraite par répartition, il faut reprendre au patronat, qui lui s’en est plutôt bien sorti de la crise, ce qu’il ne cesse de prendre dans la poche des salarié-e-s.

Les travailleurs des raffineries ont décidé de mettre celles-ci à l’arrêt. Ceux des ports, marins, agents à terre, reconduisent le mouvement, comme à la SNCF, la RATP ou chez les Territoriaux. Dans le privé comme dans le public, les salarié-e-s ne peuvent compter que sur les mobilisations pour faire reculer le gouvernement. Il nous faut plus que jamais amplifier le mouvement en participant à l’ensemble des initiatives organisées localement pour ancrer le rejet de cette réforme tant dans les entreprises que sur la voie publique ! La résistance doit s’organiser d’une journée de mobilisation à l’autre, les points de rencontres mis en place par les Unions Locales doivent devenir de véritables lieux de débats.

D’autres solutions que celle qui consiste à faire payer la crise financière aux salariés existent : des solutions justes, efficaces et durables pour faire reculer le chômage et assurer le financement des retraites. De véritables négociations doivent s’engager.

Vous pouvez voir ou revoir l’émission présentée par Christophe BARBIER sur LCI « La Matinale », de ce vendredi 15 octobre à 08h10 avec Bernard THIBAULT (Secrétaire Général de la CGT).

"Les forces de l'ordre ont utilisé la violence"

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Le leader de la CGT indique « même les chiffres de la police montrent qu'il n'y a jamais eu autant de manifestants », il dénonce un durcissement de l'attitude des forces de l'ordre et met en garde le gouvernement contre la tentation de « vouloir faire peur ».

La participation des jeunes reflète, au-delà de la question des retraites, leur inquiétude quant à leur avenir et à la situation de l’emploi. Les étudiants sont eux aussi de plus en plus nombreux à rejoindre le mouvement, à Paris comme en province où, ces derniers jours, une quarantaine d’assemblées générales ont été organisées. Les lycéens comme les étudiants ont bien compris que la réforme les concerne aussi : ils soulignent en effet que le recul de l’âge de la retraite de 60 à 62 ans immobiliserait un million d’emplois alors que 25% des jeunes sont au chômage.

Aussi, vous pourrez trouver des informations complémentaires sur le nouveau site dédié.

Veuillez trouver ci-dessous l'appel fédéral.


— Tous ensemble, sauvons les retraites ! —

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